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Biographie

Né à Chaumont le 11 mars 1991, c’est assez naturellement que le cinéma et son langage vinrent attirer la curiosité de Julien Steffenoni. Vers l’adolescence, et avant même de savoir porter un quelconque regard cinéphile sur un film, il saisissait en effet la profondeur et les possibilités qu’offrait la réalisation. Ses courts-métrages avaient au départ une dimension didactique. Il profitait de chacun de ces projets pour expérimenter de nouvelles formes, de nouvelles histoires ou idées de mise en scène. Ces premières images l’amenaient à trouver son propre univers, à aiguiser son esprit critique tout en se familiarisant avec la technique.

Alors lycéen, il réalisa en 2010 un de ses premiers courts-métrages qui s’avéra être une œuvre formatrice dans son parcours. Intitulé Brune Confidence, il fut soutenu par l’Office Régional Culturel de Champagne-Ardenne et la ligue de l’enseignement de l’Aube. Fort de cette expérience, suivra une série de films tout aussi singuliers les uns que les autres.

En 2012, peu avant l’obtention de son BAC, Julien Steffenoni fut amené à l’une des expériences les plus uniques : il intégra le Jury-Jeunes du festival de Cannes avec 6 autres membres sélectionnés de partout en France. Ils eurent pour mission d’attribuer le 31e Prix de la Jeunesse qui revint cette année-là à Leos Carax pour son fameux et prodigieux Holy Motors.

Jusqu’alors, le parcours de Julien s’est d’abord et surtout construit en autodidactie. Après ses années lycéennes, il fit un passage en licence d’Arts du spectacle et audiovisuel à Metz et en d’Histoire de l’art à Strasbourg. Ces différentes villes et formations lui permirent de poursuivre l’élaboration de son cinéma et sans concessions. Entouré de nombreux étudiants, ils travaillèrent ensemble des œuvres toujours plus libres et créatives. Citons notamment Dans l’antre de la Nuit (2013) ou La Solitudes des corps (2014) qui reçut une mention spéciale du Jury au Festival du Film Court de Troyes 2014.

En 2017, alors à Strasbourg, il reçut le 1er Prix Régional Étudiant du concours « Film court » du Crous de Strasbourg pour un court-métrage tourné seul et avec un smartphone : Rue du denier jour.

En 2018, munis d’un petit budget, Julien écrivit La Fatalité d’être. Un film où il poursuivait son exploration dans la poésie et figurait son propre rapport au cinéma.

Enfin, c’est en 2020 qu’il reprit la caméra – ou du moins le smartphone – lors de la période de confinement face au Covid-19 en France. A l’instar de son personnage, il fût livré à lui-même ; c’est à dire, seulement muni d’un smartphone au départ, il dû entièrement composer avec son environnement et le soutien de sa famille. Il investit alors deux petites maisonnettes abandonnées au fond d’un jardin avec pour défi d’écrire, réaliser, filmer, éclairer les plans, jouer et monter seul le court-métrage Ah ! Ça ira.

Actuellement, il développe son nouveau court-métrage : Night Bird, par-delà les Forêts. L’histoire d’une rencontre mystérieuse entre deux jeunes garçons qui s’engageront dans une longue nuit fascinante, et qui mettra au jour des perspectives inattendues pour le protagoniste.

Pour Julien Steffenoni, réaliser est devenu essentiel : « Sans emphase aucune, je ne saurais exister, penser autrement que par le cinéma. ».

À travers les différents courts-métrages et articles qui composent ce site, vous êtes invités à découvrir un aperçu de son travail, de ses expériences, de sa démarche artistique, et ses projets à venir.

« Le cinéma, c’est l’art de sonder l’invisible par le mouvement ; déceler la beauté au-delà des surfaces, concevoir la vie dans ce qu’elle a de plus insolite. »

J.S.

Crédit photo : par Erwan Pencreach © 2020